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Dysphagie : Comment éviter une fausse route ?

Véritable handicap au quotidien, la fausse route est un trouble de la déglutition qui se manifeste par le fait de s’étrangler en mangeant ou en buvant.

Sommaire :

  1. Qu’est-ce qu’une fausse route ? Symptômes, causes et conséquences
  2. Comment alimenter une personne dysphagique en toute sécurité ?
  3. Quelle alimentation privilégier ?
  4. Que faire en cas de fausse route ?

Source: blog.tousergo.com


1. Qu’est-ce qu’une fausse route ? Symptômes, causes et conséquences

Une déglutition correcte s’effectue en 3 phases, comme l’explicite le schéma ci-dessous :

Déglutition

Un problème lors d’une des trois phases peut entraîner une fausse route (Par exemple, un souci de mastication lors de la phase orale). La fausse route se traduit lors de la phase œsophagienne. En effet, l’aliment ou le liquide avalé passe dans les voies respiratoires (trachée), au lieu de se diriger dans le tube digestif (œsophage).

Fausse-route






 


La fausse route se manifeste généralement par une toux pendant ou après déglutition. La personne a avalé de travers, on a l’impression qu’elle s’étrangle. Pourtant la fausse route peut aussi être silencieuse. Il existe 2 types de fausses routes :
La fausse route partielle : La personne peut toujours respirer, l’air passe.
La fausse route totale : Étouffement, l’air ne passe plus.

Nous verrons plus bas dans cet article, comment réagir face à ces deux types de fausses routes.

Si les fausses routes sont régulières, voire quotidiennes, on parle de « trouble de la déglutition » : la dysphagie. Ses symptômes apparaissent le plus souvent dans un contexte pathologique.

 

2. Comment alimenter une personne dysphagique en toute sécurité ?

Une posture et un environnement adaptés

La personne ne doit pas manger allongée : le buste doit être relevé, en position assiseLa tête doit être inclinée vers le bas, afin de protéger naturellement les voies aériennes (voir schéma ci-dessous).  De même, il est important de maintenir la position assise après la prise alimentaire pendant au moins 30 minutes.

03-Déglutition-faire2-768x400
 

Si la personne est alitée, un dossier de lit sera utile pour relever le buste.

C’est pourquoi il est important de choisir un verre à découpe nasale comme celui-ci, pour pouvoir boire sans avoir à lever la tête.

Pour alimenter une personne dysphagique, il faut veiller à s’asseoir face à la personne, en lui présentant les aliments par le bas et par petites bouchées.

Il faut manger dans le calme, sans parler ou être sollicité, ni regarder la télévision. La prise du repas doit être un moment sans agitation, où l’on peut prendre le temps de manger lentement, et surtout, (on ne le dira jamais assez), par petites bouchées.
 


3. Quelle alimentation privilégier ?

 
ON ÉVITE ON PRIVILÉGIE
Les plats tièdes ou boissons tempérées. Les plats chauds et boissons froides, chaudes ou pétillantes. Il faut stimuler la sensibilité buccale.
Les aliments de petites tailles (céréales, graines, riz, petits pois, semoule…) Les aliments appréciés par la personne, pour un moment de plaisir, de détente.
Les aliments fibreux ou à peau (ananas, asperge, haricot, poireaux…) Les aliments faciles à mastiquer, à texture lisse (viande hachée, potage, purée, œufs, flans, yaourts, lasagnes…)
Les aliments saupoudrés (sucre, cacao, poivre…), ou qui s’émiettent facilement (biscottes, biscuits secs…) Les aliments « humides », non secs comme les plats en sauces.
Les fruits à pépins (kiwi, raisin, framboise, pomme…) De veiller à ce que la bouche soit bien vide avant d’introduire la bouchée suivante.
Les aliments gluants ou collants  (fromage fondu, confiture, miel…) De manger à sa faim et d’adapter sa vaisselle au volume souhaité


Si les troubles de déglutition sont trop importants, on pourra adapter la texture des repas (mixé, haché…), par exemple grâce à ce masticateur pour viande, à cette paire de ciseaux à déchiqueter, ou cette râpe automatique. La consistance de l’eau pourra également être modifiée (épaissie ou gélifiée).

Par ailleurs,  il existe des ouvrages spécialisés très complets proposant des recettes adaptées aux troubles de déglutition :


4. Que faire en cas de fausse route ?

Il est tout d’abord très important de suspendre l’alimentation en cas de fausse route.

Comme nous l’avons expliqué plus haut, il existe 2 types de fausses routes :
La fausse route partielle : La personne peut toujours respirer, l’air passe.
La fausse route totale : Étouffement, l’air ne passe plus.

En cas de fausse route partielle :

  • Ne surtout pas donner de claques dans le dos
  • Ne pas calmer la toux par la prise d’un liquide au risque d’aggraver une fausse route
  • Ne pas faire lever les bras
  • Demander à la personne de bloquer sa respiration un petit instant
  • Demander d’inspirer doucement par le nez
  • Demander de tousser, bouche ouverte, le plus fort possible
  • Désobstruer la bouche et l’arrière-bouche manuellement ou avec un matériel d’aspiration

 

En cas de fausse route totale :

  • Donner des claques dans le dos
  • Pratiquer la Manœuvre de Heimlich si les claques dans le dos ne suffisent pas. (Voir schéma ci-dessous)

 

Si votre proche continue à avoir du mal à respirer, il est indispensable d’appeler le SAMU (le 15). En attendant leur arrivée, restez de préférence aux côtés de votre proche pour le rassurer et lui parler calmement.

En cas de fausses routes répétées, il vous faudra consulter un médecin généraliste. Il sera en mesure de diagnostiquer l’origine du problème et de prescrire les éventuels moyens à mettre en œuvre pour en réduire le risque. Il vous dirigera très certainement vers un ORL et une orthophoniste. En effet, des séances chez l’orthophoniste peuvent soulager les patients pour réduire la fréquence et l’intensité des troubles de la déglutition.

Pour mieux comprendre la cause de la dysphagie, des examens complémentaires seront nécessaires :

  • une biopsie par endoscopie œso-gastro-duodénale
  • un scanner thoracique ;
  • une écho-endoscopie (sous anesthésie générale) ;
  • une manométrie œsophagienne (sonde introduite par le nez) ;
  • une radiographie de l’œsophage